Jeudi 27 mars 2008
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20:31
Par Seb
Lors de mon premier voyage, en 2005, San Cristobal était la seule ville vraiment colorée que j’avais traversé. Y étant
resté cinq jours, je l’avais vue sous de nombreux aspects, à défaut d’avoir vu beaucoup de la ville elle-même. C’est une ville où j’ai accumulé de bons souvenirs, moment central du séjour, après
les premiers contacts, avant les dissensions. San Cristobal et ses couleurs, San Cristobal au creux de ses montagnes vert foncé, San Cristobal et sa fraîcheur de fin d’après-midi.
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San Cristobal (photos), inchangée deux ans et demie après ma première visite, me fait revenir tous mes bons souvenir, au coin de chaque rue, dans les allées du marché, entre
les étals colorés des tissus guatémaltèques. Le soleil joue avec les nuages flottant au-dessus de la ville, effleurant le sommet des montagnes. Après plusieurs tours des allées du marché, les
bras sont chargés de souvenirs, beaucoup de tissus aux couleurs chatoyantes, beaucoup de motifs préhispaniques. Beaucoup de hippies dans les rues, sans doute à la recherche du Sous-commandant
Marcos, flagrant délit de « tourisme révolutionnaire ». Beaucoup d’étrangers donc, à l’auberge de jeunesse notamment. Tout confort pour 100 pesos, quand les paysans n’ont en tout et pour tout à
manger que quelques tortillas par jour, à seulement quelques kilomètres de là. Ma sœur découvre le Mexique « de verdad », du moins le croit-elle, peut être. Elle en aura au moins vu l’un des plus
beaux morceaux, où transparaît un peu de la pauvreté, à travers les porteurs indigènes qui charlent sur leurs dos des paquets plus gros qu’eux, leurs dos couverts de loques sales de crasse, de
poussière… La nuit tombe peu à peu sur l’ancienne capitale du Chiapas, les lumières s’allument, l’air se rafraîchit, les touristes s’enfuient et reviennent avec des vestes. Nous allons dîner dans
un restaurant quasi désert mais passant de la bonne musique, nous mangeons, nous buvons un cocktail puis nous allons nous coucher, fatigués par une nuit de bus, notre promenade de début de soirée
pour s’ouvrir l’appétit, et la perspective d’un départ matinal le lendemain pour Palenque.
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