Par Seb
Le Mexicain en général est assez patriote, voire nationaliste, les drapeaux mexicains sont omniprésents et ont même tendance à se multiplier à
l’approche du mois de septembre, mois de l’Indépendance. Parmi tous ces drapeaux, il en est un qui tient une place particulière dans le cœur de nos amis, c’est l’immense drapeau qui trône au
milieu de la place centrale et cœur politique de la ville, le Zócalo. J’ai déjà parlé, je pense, du Zócalo et de son drapeau, mais peut être ai-je omis de signaler qu’il était rentré tous les
soirs par des soldats à l’intérieur du Palacio Nacional à 18h très précises.
Il se trouve qu’aujourd’hui j’ai passé une bonne partie de mon après-midi dans le centre historique (au Starbucks de l’avenue 16 de Septiembre pour être précis) à lire les textes que je devais lire pour mon cours de Relations internationales du Mexique de demain. Textes très instructifs d’ailleurs sur l’attitude honteuse qu’ont eu les Etats Unis d’Amérique vis à vis des Etats Unis Mexicains tout au long du XIXème siècle, mais ce n’est pas mon propos. Je suis donc resté là jusque vers 17h, avant d’aller jusqu’au Palais de Bellas Artes et de m’asseoir tranquillement sur le bord d’un massif floral pour lire quelques pages de La Nature de Ralph Waldo Emerson. Puis vers 17h43 environ, je décide de retourner vers le Zócalo. Après avoir remonté l’avenue Francisco I. Madero et fait le tour de la place, je me retrouve près de la porte principale du Palacio Nacional au moment où je m’aperçois que le drapeau est en train de descendre.
Au départ, ne voyant pas bien le centre de l’immense place (200x200m, le pied du drapeau était donc à 100m de moi), je pense qu’il n’y a qu’une demie douzaine de soldats pour le descendre et l’amener dans le Palais. Grossière erreur ! Il y a en réalité une demie douzaine d’hommes pour arrêter la circulation au moment de traverser la chaussée entre la place et le Palais. Le drapeau en lui-même est porté enroulé par environ quinze soldats sur une longueur d’environ une vingtaine de mètres, et ils sont accompagnés d’environ une quarantaine de policiers militaires, d’une fanfare militaire comptant dans les trente musiciens et d’encore une bonne soixantaine de soldats dont une vingtaine forme une chorale.
Tout ce beau monde traverse la place en marchant au pas, entre deux rangées de badauds qui regardent admiratifs et applaudissent, un petit groupe d’officiers, probablement ceux commandant la garde du Palais, passe en premier, précédant le drapeau et ses quinze porteurs suivis des policiers militaires, les tambours suivent en tambourinant, la chorale chante ce que j’imagine être un chant militaire, puis vient le reste des soldats, le tout passe sous le grand portail du Palais et se range en ordre dans la cour principale. On les aperçoit de l’extérieur saluer le drapeau et entoner l’hymne national, reprit en chœur par certains citoyens restés dehors. A la fin de l’hymne, un homme crie vers les soldats : « Ejercito mejicano, en vez de proteger las fronteras, protege los derechos del pueblo y la Constitución ! » (en français : « Armée mexicaine, au lieu de protéger les frontières, protège les droits du peuple et la Constitution »), ce qui est une allusion à la controverse toujours vive qui a suivi les dernières élections présidentielles lors desquelles le candidat du PRD (Parti de la Révolution Démocratique, gauche), Andrès Manuel Lopez Obrador, prétend avoir été privé de sa victoire par le candidat du PAN et actuel président du Mexique, Felipe Calderón. J’ai d’ailleurs cru à un moment que les policiers militaires allaient ressortir au pas de charge pour le choper, mais non, ils repartaient simplement au pas de charge du Palais vers leurs camions, stationnés au coin de la place, mais sur le coup ça surprend. Suivirent quelques secondes plus tard la fanfare et le reste des soldats, dont les camions étaient stationnés devant la cathédrale sur l’autre côté de la place, qui marchaient en colonne au milieu des voitures. Les porteurs et une partie des soldats reste sur place pour garder le Palais (en cas d’attaque américaine, on est jamais trop prudent).
Après cette petite cérémonie quotidienne, la vie reprend tranquillement son cours sur la deuxième plus grande place du monde, les camelots recommencent à hurler, les enfants recommencent à faire voler leurs cerfs-volants, les amoureux recommencent à s’embrasser… Il n’y a que les touristes qui restent ébahis par le spectacle !
Il se trouve qu’aujourd’hui j’ai passé une bonne partie de mon après-midi dans le centre historique (au Starbucks de l’avenue 16 de Septiembre pour être précis) à lire les textes que je devais lire pour mon cours de Relations internationales du Mexique de demain. Textes très instructifs d’ailleurs sur l’attitude honteuse qu’ont eu les Etats Unis d’Amérique vis à vis des Etats Unis Mexicains tout au long du XIXème siècle, mais ce n’est pas mon propos. Je suis donc resté là jusque vers 17h, avant d’aller jusqu’au Palais de Bellas Artes et de m’asseoir tranquillement sur le bord d’un massif floral pour lire quelques pages de La Nature de Ralph Waldo Emerson. Puis vers 17h43 environ, je décide de retourner vers le Zócalo. Après avoir remonté l’avenue Francisco I. Madero et fait le tour de la place, je me retrouve près de la porte principale du Palacio Nacional au moment où je m’aperçois que le drapeau est en train de descendre.
Au départ, ne voyant pas bien le centre de l’immense place (200x200m, le pied du drapeau était donc à 100m de moi), je pense qu’il n’y a qu’une demie douzaine de soldats pour le descendre et l’amener dans le Palais. Grossière erreur ! Il y a en réalité une demie douzaine d’hommes pour arrêter la circulation au moment de traverser la chaussée entre la place et le Palais. Le drapeau en lui-même est porté enroulé par environ quinze soldats sur une longueur d’environ une vingtaine de mètres, et ils sont accompagnés d’environ une quarantaine de policiers militaires, d’une fanfare militaire comptant dans les trente musiciens et d’encore une bonne soixantaine de soldats dont une vingtaine forme une chorale.
Tout ce beau monde traverse la place en marchant au pas, entre deux rangées de badauds qui regardent admiratifs et applaudissent, un petit groupe d’officiers, probablement ceux commandant la garde du Palais, passe en premier, précédant le drapeau et ses quinze porteurs suivis des policiers militaires, les tambours suivent en tambourinant, la chorale chante ce que j’imagine être un chant militaire, puis vient le reste des soldats, le tout passe sous le grand portail du Palais et se range en ordre dans la cour principale. On les aperçoit de l’extérieur saluer le drapeau et entoner l’hymne national, reprit en chœur par certains citoyens restés dehors. A la fin de l’hymne, un homme crie vers les soldats : « Ejercito mejicano, en vez de proteger las fronteras, protege los derechos del pueblo y la Constitución ! » (en français : « Armée mexicaine, au lieu de protéger les frontières, protège les droits du peuple et la Constitution »), ce qui est une allusion à la controverse toujours vive qui a suivi les dernières élections présidentielles lors desquelles le candidat du PRD (Parti de la Révolution Démocratique, gauche), Andrès Manuel Lopez Obrador, prétend avoir été privé de sa victoire par le candidat du PAN et actuel président du Mexique, Felipe Calderón. J’ai d’ailleurs cru à un moment que les policiers militaires allaient ressortir au pas de charge pour le choper, mais non, ils repartaient simplement au pas de charge du Palais vers leurs camions, stationnés au coin de la place, mais sur le coup ça surprend. Suivirent quelques secondes plus tard la fanfare et le reste des soldats, dont les camions étaient stationnés devant la cathédrale sur l’autre côté de la place, qui marchaient en colonne au milieu des voitures. Les porteurs et une partie des soldats reste sur place pour garder le Palais (en cas d’attaque américaine, on est jamais trop prudent).
Après cette petite cérémonie quotidienne, la vie reprend tranquillement son cours sur la deuxième plus grande place du monde, les camelots recommencent à hurler, les enfants recommencent à faire voler leurs cerfs-volants, les amoureux recommencent à s’embrasser… Il n’y a que les touristes qui restent ébahis par le spectacle !
